Le Gharar représente l’incertitude excessive dans un contrat voire une tromperie liée à des informations imprécises ou cachées, interdite en finance islamique.
Détails
Le Gharar comprend différents phénomènes, y compris la vente de biens non existants ou non spécifiés clairement (par exemple vendre un poisson qui n’a pas encore été pêché), l’incertitude sur la qualité ou la quantité d’un bien, ou l’indétermination des modalités de paiement et de livraison.
Le but de cette interdiction est d’éliminer les situations où une partie court un risque inconnu sans consentement éclairé, ce qui pourrait engendrer injustice ou litiges. Le Gharar est toléré seulement s’il est minime et n’affecte pas sensiblement l’économie ou la société.
Ce concept est à la base de l’interdiction de nombreux produits financiers classiques jugés trop spéculatifs ou risqués, comme les contrats à terme non sécurisés ou les options, qui sont souvent considérés comme porteurs d’un Gharar excessif.
Exemple
Un exemple classique de Gharar est la vente de produits agricoles non encore récoltés (comme vendre des fruits sur l’arbre ou du poisson encore dans l’eau) sans que les quantités et qualités ne soient garanties ni la date de livraison fixée.